Portrait dans Strasbourg Magazine n°290

L’artiste du vivant

Retour dans les bacs pour Vincent Eckert qui se plaît à nous conter une histoire d’amour dans Appareillons.

Il le dit tout de go, il n’a «jamais arrêté de faire de la musique, ni d’écrire des chansons».
Et si son avant-dernier album date déjà de 2007, c’est qu’entre les deux Vincent Eckert, le poète strasbourgeois aux chansons rock, a eu «envie de prendre son temps ». Le travail sur Appareillons, son septième disque a débuté il y a trois ans, au cours desquels la maturation a peaufiné l’œuvre d’un chanteur auteur- compositeur qui revendique son indépendance. Et ses chansons que, tel un «artisan de la matière vivante», il veut «faire vivre en chacun » de nous, le révèlent plus encore.
L’amour de la Bretagne, le goût du travail bien fait frisant le perfectionnisme, la dextérité à jouer avec la langue française, mais surtout l’envie de redonner de la couleur au monde… Tout cela transparaît dans les treize morceaux de son nouvel album. Appareillons, c’est une invitation à l’émerveillement, qui nous berce par une histoire d’amour, de ses prémices à sa fin, en passant par ses grands élans de passion.
«Car c’est ça qui me fait avancer, confie-t-il. Le monde a besoin de légèreté, de plaisir et d’inédit. Et les seuls espaces où cela est encore possible, c’est dans les relations sentimentales. » Son album, Vincent Eckert le voit comme «une première étreinte. Et elle est d’autant plus belle qu’elle est irréfléchie… ». Tout est dit.

Véronique Kolb

[ INFO + ] www.vincenteckert.com ou facebook : Vincent Eckert Musiques

En concert au Camionneur le 24 mai à 21h.