Chronique de l’album dans Longueur d’Ondes

Appareillons

Prologues / Eckerterie Musiques

Dans le terreau de la scène française, ce joyeux saltimbanque se pose sur la branche chanson-rock, après 2 maxis et 2 albums. En véritable amoureux des embruns salés, l’auteur-compositeur-interprète insuffle un vent de modernité sur le rock celtique au travers de vingt ballades fougueuses. Avec pour parrains évidents Les Innocents, Louise Attaque ou encore Matmatah, la voltige musicale de ce Strasbourgeois ne se destine en aucun cas à en être une pâle copie. Il se dégage une mélancolie affirmée, sans tomber dans la sinistrose, car pimentée d’un tempo de haut vol. Cet album est tel une navigation à vue où la brume des amours perdus et d’un quotidien morose se lève au fil de sa poésie. Envoûtant, ce projet discographique est une véritable lutte contre la pesanteur de notre monde, telle une bulle sur le point d’exploser. Une véritable dose homéopathique de rock à la française, à écouter sans modération…

CLÉMENCE ROUGETET

À écouter en priorité : “Somewhere” et “À l’envi”.